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Berlin

23h30

Plein phare sur la scène musicale, celle qui fait vibrer la capitale allemande. Berceau des contre-cultures depuis la chute du mur, Berlin fait naître au début des années 90 un esprit club nouveau. Électrique, magnétique et fantastique, la musique électronique fait danser, libérer les énergies et avec elle, l’idée d’une fête.

23h30

Passé l’East Side Gallery, mur à la gloire du street-art devenu lieu de mémoire, l’Alpine A110 Première Édition s’invite dans les ruelles pavées du Raw-Gelände, ancienne friche industrielle de l’ex Berlin Est à Friedrichshain, et haut lieu de la culture alternative berlinoise. C’est ici que Joel Boychuk, alias Dj Hobo, nous a donné rendez-vous. Enfant de Detroit élevé aux mélodies synthétisées de Kraftwerk et Jeff Mills – les pionniers de la musique techno – l’artiste à l’univers plus mélodique s’est fait hypnotisé par la ville il y a onze ans. Entre un photoautomat de nuit et un mini-club où s’offrir un trip disco à toute heure, il réalise ici ses premiers sets.

« Entre les studios de production, un skatepark, un cinéma en plein air et une piscine (au sein du building et ancien bunker Haubentacher), des clubs tels Suicide Circus et Cassopiea, des bars et restaurants ouverts la nuit, le flot créatif est ici permanent », explique Dj Hobo. « Le Raw-Gelände est un lieu à part, à l’image de Berlin, ajoute-t-il, là où se croisent les mondes et les esprits les plus libres de la planète ». Si le club monumental et voisin du Berghain fait toujours office de temple de la nuit, la promenade nocturne fait découvrir d’autres lieux.

Traçant sa route, l’Alpine A110 Première Édition file au Chalet Club, villa industrielle du quartier de Kreuzberg aux néons rougissant et aux sonorités house, électro et techno puis au Kosmonaut, un club typique du Berlin-Est, l’image d’un Berlin ouvert à tous.

Le long de la rivière Spree, la silhouette bleutée du coupé sport joue d’autres rythmes, fend d’autres décors. A l’extrémité de l’Oberbaumbrucke – un pont en briques de style néogothique reliant Friedrichschain et Kreuzberg, arrondissements autrefois séparés

par le mur –, le Watergate où l’artiste joua ici pour la première fois, montre ses formes graphiques, « le symbole d’un Berlin uni, résume l’artiste, où le bonheur d’être soi-même s’exprime avec la plus grande légèreté ».

02h35

02h35

Ville de contrastes où l’industriel se frotte au monumental, ville carte postale à l’approche du Palais du Reichstag, lieu patrimonial dont l’immense dôme projette ses reflets sur l’eau, Berlin la nuit aime aussi l’intime. A l’aube, un dernier tour sur l’île aux Musées dans le district de Mitte, permet de s’offrir quelques contemplations idéales. Le terrain de jeu de l’instagrammeur #berlinstagram, sillonnant la ville à la recherche des décors d’architecture et de design. Ici, la Galerie Bastian pensée par l’architecte David Chipperfield et bordant la rivière Spree, là-bas le bâtiment extraordinaire du Futurium, building enveloppé de verre et nouveau symbole du Berlin de demain.