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WLTP

Vers des mesures plus représentatives de l’usage réel d’un véhicule

Dans un contexte de sensibilité forte du public au respect de l’environnement et de la santé, la réglementation évolue en abaissant les limites maximales d’émission de gaz polluants et en définissant de nouveaux protocoles de test en vue d’homologuer les véhicules neufs. Les constructeurs automobiles pourront désormais communiquer des émissions et consommations plus représentatives de l’usage réel d’un véhicule.

LA RÉGLEMENTATION EN VIGUEUR.

 

C’est la norme européenne d’émission, ou norme Euro, qui fixe les limites maximales des émissions de gaz polluants pour les véhicules roulants. Actuellement, la norme Euro 6 est en vigueur.  Elle encadre les émissions de :

tiret_bleu Monoxydes de carbone (CO)
tiret_bleu Oxydes d’azote (NOx)
tiret_bleu Hydrocarbures (HC)
tiret_bleu Particules fines (PM)

Se conformer aux exigences de la norme Euro est une obligation pour les constructeurs automobiles : l’homologation d’un véhicule neuf est obligatoire pour obtenir le certificat d’immatriculation et permettre sa mise en vente.

L’homologation consiste en une série de tests certifiant la conformité réglementaire de tout nouveau véhicule mis sur le marché. Il s’agit de vérifier notamment le respect des règles d’émissions de polluants. L’application de cette norme était contrôlée par le protocole NEDC (New European Driving Cycle), référence depuis les années 1990.

Aujourd’hui, ce protocole n’est plus en phase avec l’évolution des technologies et des habitudes de conduite. Le protocole NEDC reposait essentiellement sur des notions théoriques, sans tenir compte des conditions réelles de conduite. Les chiffres annoncés n’étaient donc pas représentatifs de la réalité.

DU PROTOCOLE NEDC AU WLTP : EXPLICATIONS.
Un nouveau protocole a été mis en place pour remplacer le NEDC. L’objectif de ce changement vise à communiquer des mesures d’émissions et de consommation plus proches de la réalité.

WLTP, les tests en laboratoire :

Standardisés, les tests en laboratoire permettent la comparaison entre marques et modèles. Ils constituent une procédure commune à tous les constructeurs pour mesurer les émissions et la consommation de carburant des moteurs.

Depuis septembre 2017, un nouveau protocole de test remplace le test NEDC : WLTP (Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedure, soit « Procédure d’essai mondiale harmonisée pour les véhicules particuliers et véhicules utilitaires légers »).

RDE, les tests sur route :

Le cycle WLTP est doublé d’un protocole complémentaire nommé RDE (Real Driving Emissions), effectué aléatoirement sur route ouverte.

Ces tests sur route permettent de prendre en compte tous les paramètres extérieurs non reproductibles en laboratoire et pouvant être rencontrés par un conducteur (conditions météo, variations de température, reliefs et typologie de la route, etc…). Ils mesurent notamment les émissions de polluants du moteur (pas la consommation de carburant, ni le CO2). Les données recueillies permettent de vérifier l’exactitude des résultats obtenus avec le protocole WLTP.

Facteur de conformité :

Les émissions de polluants constatées sur route doivent rester inférieures aux valeurs limites fixées par la norme Euro, en respectant un facteur de conformité.

Communication des résultats :

Les résultats des tests RDE sont stockés sur le site internet du constructeur et sont accessibles au grand public sur demande.

MISE EN APPLICATION

Phase 1 (avant le 1er septembre 2017) :

Le protocole NEDC était utilisé pour la mesure de la consommation et des émissions polluantes des véhicules au moyen d’une procédure décrite par la directive européenne. Cette procédure consistait en une batterie de tests en condition de roulage auxquels sont soumis les nouveaux véhicules.

Phase 2 (1er septembre 2017 – 31 décembre 2018) :

Durant cette phase, des véhicules neufs mis sur le marché auront été homologués avec les tests NEDC et d’autres avec les tests WLTP. Pour ces derniers, les résultats seront retraduits en NEDC, pour une communication uniforme.

Phase 3 (au cours de l’année 2019) :

Tous les véhicules neufs mis sur le marché auront validé les tests WLTP. Les valeurs de consommation de carburant et d’émissions de CO2 seront issues de ces tests. En conséquence, la référence à NEDC disparaitra de toute communication.

Dans le monde :

  Le protocole WLTP est adopté par les 28 pays membres de la Commission Européenne ainsi que la Norvège, l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, la Turquie et Israël.

D’autres pays mettent en place des normes dérivées du cycle WLTP ou étudient les modalités de sa mise en œuvre : la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Russie, l’Inde et les Etats-Unis.

Questions / Réponses WLTP.

1/ Quelle est la date de mise en place du protocole WLTP ?

Cette nouvelle procédure est entrée en vigueur le 1er septembre 2017 pour les nouveaux types de véhicules, c’est-à-dire ceux qui sont commercialisés pour la première fois, et remplace le protocole de test précédent, NEDC. C’est un test réalisé sur bancs d’essai.

Depuis septembre 2018, tous les véhicules particuliers neufs devront être homologués selon ce nouveau cycle.

2/ Le WLTP concerne-t-il les véhicules déjà immatriculés ?

Non, le nouveau protocole WLTP ne concerne pas les véhicules Alpine ayant déjà été homologués et immatriculés selon le protocole NEDC avant septembre 2018.

3/ Quels sont les avantages de la procédure WLTP ?

Le protocole WLTP donne la même base de comparaison, quels que soient les modèles et leurs spécificités. Ainsi, il permet une vision plus réaliste de la consommation et des émissions polluantes.

Il vise à créer un ordre mondial pour l’essai des véhicules afin de tendre vers une harmonisation internationale des prescriptions en matière d’essais.

4/ Quel est l’impact sur la consommation de carburant ?

Les consommations réelles ne sont pas impactées par ces changements ; la consommation réelle dépendra toujours de la variété d’usages et du style de conduite de chaque conducteur. Le cycle WLTP permet cependant de rapprocher la consommation homologuée de la consommation réelle moyenne constatée des conducteurs.

Les nouvelles données plus réalistes présentes sur les documents commerciaux tiendront compte de ces nouvelles indications de consommation et de rejets polluants.